06 janeiro 2013

Necessidade de vistas gerais e históricas para o estudo de qualquer ciência


Na passagem abaixo, Comte evidencia que não se pode estudar uma ciência por ela mesma: é necessário que esse estudo esteja vinculado à visão de conjunto, ou seja, às ciências anteriores e, principalmente, às ciências finais (Sociologia e Moral).
Ora, a relação de cada ciência com as demais e com a Sociologia e a Moral, além de conferir pleno sentido (ou, simplesmente, sentido efetivo) às concepções de cada ciência, tem duas outras conseqüências importantes. Por um lado, a relação com a Moral indica os limites de cada ciência, evitando o cientificismo e o academicismo, em que a ciência vale por si própria, sem qualquer outra consideração; em outras palavras, evita-se a absolutização da ciência.
Por outro lado, a referência à Sociologia indica o caráter histórico de cada ciência, esclarecendo não apenas a marcha do pensamento para cada concepção específica, mas também a do conjunto da ciência.
Essas observações, por fim, têm uma outra importante conseqüência:  nenhuma concepção isolada faz sentido se não se considerar o conjunto das especulações (científicas e filosóficas) e nenhum ramo da disciplina científica História faz sentido se não se relacionar à História geral da Humanidade.

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“En achevant d’apprécier une telle restriction systématique de chaque science préliminaire à l’essor nécessaire pour constituer la suivante, on reconnait aisément la profonde rationalité de cette discipline. Car, l’étude directe d’une science quelconque ne peut jamais être que provisoire, même enver ses propres conceptions. Leur principale appréciation résulte toujours, et surtout en mathématique, de leurs rélations essentielles avec les théories supérieures, puisque les sciences ne s’unissent que par leurs grandes faces. Il faut donc hâter le plus possible ces indispensables préparations, pour s’établir au seul poste d’où l’on puisse embrasser réellement tous les aspects thériques. Ainsi, la discipline sociologique doit être aussi invoquée au nom même de la vraie dignité scientifique. C’est seulement en statique sociale que l’on commence à sentir la véritable grandeur des diverses théories préliminaires d’après leurs relations mutuelles, qui ne pouvaient assez surgir auparavant. Mais cette appréciation ne devient même complète que dans la sociologie dynamique, qui les caractérise mieux par leur filiation historique. Aucune science ne peut être dignement comprise sans son histoire essentielle, et aucune véritable histoire spéciale n’est possible que d’après l’histoire générale. De vrais sociologistes sont donc seuls capables de bien connaître la mathématique, dont les meilleurs géomètres n’ont pu concevoir l’ensemble. Lagrange en a mieux approché qu’aucun autre, parce que ses principales méditations ont été aussi profondément historiques que son temps le permettait. Pour sentir l’intime réalité d’une telle maxime philosophique, il suffit de reconnaître qu’aucun astronome n’a jamais pu s’expliquer pourquoi Hipparque ne découvrit point les lois de Kepler. Quelque simple que paraisse une telle question, la sociologie peute seule y répondre, parce qu’elle dépend de la marche réelle de l’évolution humaine, tant sociale que mentale” (Comte, Système de politique positive, v. I, p. 475).

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