16 janeiro 2013

Nível de dedução, secura afetiva e orgulho


No trecho abaixo Comte afirma que os diferentes graus de abstração (ou, de modo equivalente, os graus de indução) de cada ciência têm diferentes conseqüências morais para os respectivos cientistas. Em particular, Comte chama a atenção para o fato de que, ao ser principalmente uma atividade intelectual, a ciência estimula a secura do coração, isto é, estimula os cientistas a tornarem-se frios e/ou anti-sociais.
Mas, mais do que isso, quanto maior o grau de dedução aplicado, mais o orgulho é estimulado: afinal de contas, como na dedução o indivíduo trabalha isoladamente, cria-se a impressão de que os resultados obtidos têm origem estritamente individual, sem o concurso prévio ou concomitante de outras pessoas (e habilidades). Por outro lado, a indução exige a coleta de dados empíricos, o que lhe confere um certo caráter coletivo – o que acarreta um certo nível de sociabilização. A Química, ao aproximar-se mais da Sociologia e da Moral, além de conter um grande elemento de indução, está relativamente menos sujeita a esses vícios que a Matemática, a Astronomia e a Física.
Desse modo, o trecho abaixo mais uma vez evidencia o quanto é errado afirmar que o Positivismo (e Comte) é “intelectualista”, “academicista”, “objetivista” – ou, em variações próprias às Ciências Humanas e Sociais, “anti-reflexivo”, “anti-subjetivista”, “anti-compreensivo” e outras tolices semelhantes.

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“Outre la sécheresse inhérente à toute occupation où le cœur a trop peu de part, les travaux scientifiques tendent spécialement à développer l’orgueil, en disposant à une appréciation exagérée du mérite individuel. Ce double danger naturel ne peut être assez contenu que par une vraie discipline religieuse, qui fasse toujours prévaloir dignement l’esprit d’ensemble et le sentiment social. Il s’étend et s’aggrave de plus en plus dans l’anarchie atuelle. Mais, en déployant ces ravages moraux, le régime académique manifeste aussi leur inégale influence sur les diverses classes de savants, qui s’en trouvent d’autant moins affectés que leurs études se rapprochent davantage du but nécessaire de l’évolution positive. Or cette incontestable différence, déjà sensible entre les divers sciences cosmologiques, tient à la fois aux méthodes et aux doctrines. D’abord, les études supérieures font mieux sentir que les inférieures la destination finalement sociale de toutes nos saines spéculations, et même le seul point de vue vraiment universel que comportent nos conceptions positives. Mais, par une réaction plus cachée, leur propre caractère logique restreint davantage ces dangers moraux, en faisant prévaloir graduellement l’induction sur la déduction. En effet, c’est surtout celle-ci que excite l’orgueil scientifique, par des conceptions que chaque esprit croit tirées de lui-même, sans apprécier le concours extérieur. Au contraire, l’induction rappelle toujours une source objective, et même une certaine coopération sociale. C’est principalement dans les études déductives que règne aujourd’hui l’usage, non moins irrationnel qu’immoral, d’enseigner chaque science sans aucune indication historique, comme si celui que l’expose l’avait entièrement créée. Tous ces vices de la culture académique seront essentiellement rectifiés par le régime encyclopédique. Mais l’état le plus normal permettra néanmoins de sentir toujours que les dangers moraux du travail scientifique tiennent davantage à la déduction qu’à l’induction. Quoique cette différence naturelle se manifeste déjà quand on aborde la cosmologie terrestre, elle se trouve aujourd’hui trop dissimulée, en physique, par les usurpations algébriques. C’était donc envers la chimie que je devais en indiquer l’appréciation générale, rendue maintenant si sensible d’après l’irrationnelle dispersion des travaux scientifiques” (Comte, Système de politique positive, v. I, p. 532-534).

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