01 novembro 2026

Appel à la fraternité, contre la mesquinerie violente et vindicative

Église Positiviste Virtuelle


 

Appel à la fraternité, contre la mesquinerie violente et vindicative

 

L’amour pour principe et l’ordre pour base ; le progrès pour but

Vivre au grand jour        Ordre et Progrès           Vivre pour autrui

 

Il n’y a pas lieu de prendre des précautions de langage : les menaces et les actes effectifs de boycott, de licenciement, de non-assistance à personne en danger, de refus de soins ou de services, ainsi que la fourniture de produits inadéquats (y compris des médicaments et des traitements) – autant de comportements imputables à de nombreux Brésiliens se réclamant de la « droite » ou du conservatisme – sont inacceptables et doivent cesser immédiatement.

Depuis la soirée du 25 octobre 2026, après la confirmation de la victoire de Luiz Inácio Lula da Silva et de la défaite de Flávio Nantes Bolsonaro à l’élection présidentielle, on assiste à des manifestations répétées et à la mise en œuvre des comportements les plus abjects : humiliations systématiques, visant en particulier les personnes vulnérables (enfants, personnes sans domicile, personnes âgées, etc.) ; enfants renversés par des véhicules ; motocyclistes percutés par des véhicules de police ; meurtres et tentatives de meurtre par passages à tabac ou par arme à feu ; licenciements de travailleurs ; boycotts organisés par des commerçants et des prestataires de services ; refus de prise en charge de la part de médecins, d’infirmiers, d’avocats et d’agents publics ; prestations de mauvaise qualité et/ou fourniture de produits et de services inadéquats, etc. Même les animaux n’ont pas été épargnés : des ânes et des mulets ont été marqués de numéros et de symboles associés au candidat vainqueur, puis contraints d’endurer les conditions de travail les plus cruelles, jusqu’à en mourir. Tous ces comportements sont préconisés ou mis en pratique par une partie des citoyens brésiliens à l’encontre d’une autre partie, comme s’il s’agissait de conduites vertueuses et justifiées.

Or, loin d’être acceptables et légitimes, ces comportements constituent une systématisation de la violence physique directe, de la violence morale, de la discrimination et de l’irresponsabilité civique et professionnelle. Tous sont, à juste titre, illégaux, et leurs instigateurs comme leurs auteurs font déjà l’objet de signalements auprès des autorités compétentes. Toutefois, bien avant d’être illégaux et plus encore que de simples infractions à la loi, ces comportements sont profondément immoraux, dans la mesure où ils portent intentionnellement préjudice à d’autres citoyens et à d’autres êtres humains – et cela, de surcroît, par pure mesquinerie.

La diffusion de ces propositions et de ces pratiques, ainsi que l’esprit qui les anime, exige que nous prenions clairement position. Ces comportements constituent des formes de violence politique ; leur répression par les autorités de l’État, bien que nécessaire, ne traite que la surface du problème. Dans la mesure où ils mettent en jeu des valeurs et des idées, leur résolution est nécessairement morale ou, plus précisément, religieuse. C’est pourquoi nous publions le présent appel. (La religion ne se confond pas avec la théologie. Elle est la systématisation de l’ensemble de l’existence humaine – affective, intellectuelle et pratique ; privée et publique ; domestique, civique et universelle ; objective et subjective – en vue de l’harmonie dynamique de l’être humain. Le fondement d’une telle systématisation est l’altruisme, ou amour universel ; sur le plan civique, celui-ci prend la forme de la fraternité humaine.)

La profonde immoralité de ces comportements ne se manifeste pas seulement dans l’intention consciente et morbide de nuire autant que possible à d’autres êtres humains. Elle est encore aggravée par de nombreux autres aspects :

-      Les comportements que nous dénonçons constituent des représailles destinées à manifester le refus du résultat d’élections profondément polarisées et radicalisées ;

-      Ils représentent, en définitive, une entreprise vaine, puisque les élections sont terminées et que les décisions qui devaient être prises l’ont déjà été ;

-      Ils visent à imposer par la force ce qui ne devrait être obtenu que par une persuasion pacifique et digne ;

-      Ils nient brutalement les fondements de toute société, à savoir la fraternité et la confiance mutuelle, en encourageant et en pratiquant systématiquement la haine, la violence et le ressentiment ;

-      Ils correspondent précisément aux pratiques et aux intentions que les conservateurs et les personnes se réclamant de la « droite » redoutent et attribuent à leurs adversaires de « gauche » ;

-      Ils relèvent de pratiques et d’intentions que les conservateurs et les personnes de « droite » considéreraient, en temps normal, comme inacceptables et qu’ils dénonceraient et critiqueraient sans hésitation ;

-      Il s’agit de pratiques et d’intentions dégradantes dont les instigateurs et les auteurs, dès qu’elles sont critiquées, prétendent aussitôt, avec cynisme ou hypocrisie, avoir été « mal compris » ou que leurs propos auraient été « sortis de leur contexte », etc. ;

-      Ces pratiques et ces intentions visent des personnes vulnérables ou dépendantes : elles constituent donc des comportements particulièrement mesquins et brutaux ;

-      Des pratiques identiques, motivées elles aussi par le ressentiment et poursuivant des objectifs punitifs ou vindicatifs, ne constituent pas une nouveauté historique : elles ont été largement mises en œuvre par les nazis et leurs partisans en Allemagne dans les années 1930 et 1940.

Ces pratiques et ces intentions sont violentes et révèlent une profonde dégradation morale et intellectuelle. Outre leur caractère puéril, elles sont à l’opposé de ce que leurs auteurs conservateurs et de « droite » acceptent habituellement – ou, du moins, prétendent accepter. Ces comportements ne sont qu’une réaction mesquine à un résultat électoral particulier. Si les élections avaient donné un autre résultat, les défenseurs de ces pratiques et de ces intentions exigeraient des perdants exactement le contraire de ce qu’ils préconisent aujourd’hui : l’acceptation, la modération, le respect du résultat des élections, etc. C’est uniquement parce qu’ils ont perdu les élections que leurs défenseurs s’estiment scandaleusement autorisés à se venger des soutiens et des électeurs du candidat vainqueur.

Les élections ne constituent tout simplement pas le meilleur mécanisme de sélection des gouvernants. Comme on le sait, elles constituent un mécanisme permettant de saper l’autorité d’en haut par le bas ; en outre, elles transforment en questions purement numériques plusieurs problèmes qui sont, par définition, qualitatifs : la capacité à gouverner, la représentation des intérêts de la société, l’opinion publique, etc. Néanmoins, malgré ces défauts graves et fondamentaux, au Brésil, la désignation des gouvernements repose sur la procédure électorale, dont le résultat doit être accepté, bon gré mal gré. Cette acceptation ne dépend pas du fait que l’on apprécie ou non les résultats, mais uniquement du respect scrupuleux des procédures organisées sous l’autorité de la Justice électorale. D’ailleurs, l’acceptation des résultats électoraux est liée à une caractéristique fondamentale de toute société : la confiance mutuelle.

Bien qu’ils agissent ouvertement en sens contraire, les conservateurs et les personnes de « droite » qui défendent diverses formes de violence mesquine à l’encontre des personnes vulnérables et dépendantes ont autant besoin de confiance mutuelle que n’importe quel autre citoyen. Il n’existe pas de société sans confiance mutuelle. Toutes les pratiques et toutes les intentions que nous dénonçons ici détruisent cette confiance. Plus encore : elles détruisent la fraternité et la générosité ; elles alimentent la haine, la colère, la méfiance et les ressentiments.

Les conservateurs et les personnes de « droite » que nous critiquons ici se déclarent, en principe, favorables au conservatisme et à l’ordre social, tout en s’opposant au « progrès ». Les pratiques politiques et sociales les plus favorables au développement, à la liberté et à la dignité humaine sont affirmées par les réflexions et les enseignements de la Religion de l’Humanité et synthétisées dans le projet de sociocratie. La proposition sociocratique montre, à son tour, que le véritable conservatisme n’est ni immobile ni animé par le désir de revenir au passé, de même que le progrès ne signifie pas la destruction systématique des institutions. Pourtant, comme chacun sait, le conservatisme qui s’est manifesté au Brésil ces dernières années tire fierté de la destruction et affirme que, « avant de construire quoi que ce soit, il faut détruire beaucoup de choses » – en particulier tout ce qui se rapporte au « progrès ». Face à ces intentions destructrices, le véritable conservatisme affirme que la société et ses institutions doivent continuer d’exister, aussi bien pour permettre aux citoyens de mener leur vie que pour améliorer les conditions d’existence, notamment au bénéfice des plus faibles et des plus fragiles. Ainsi, le véritable conservatisme est à la fois progressiste et opposé aux destructions systématiques. Pour que ces améliorations puissent se réaliser, la confiance, fondée sur la fraternité, doit être effectivement partagée par l’ensemble de la société.

Les pratiques et les intentions que nous dénonçons ici rejettent la fraternité, détruisent la confiance, relèvent du particularisme et font obstacle à tout progrès. Pis encore : bien qu’elles se présentent comme « conservatrices », elles s’opposent à toute forme de conservation. Ainsi, en s’opposant systématiquement au « progrès », ces pratiques et ces intentions s’opposent en réalité à l’ordre lui-même. Il n’y a donc ni ordre ni progrès, mais, à leur place, beaucoup de violence et d’anarchie.

Les opinions doivent être respectées. Tout changement d’opinion doit nécessairement s’opérer, et toujours, par la seule voie de la persuasion pacifique. Le recours à la violence pour imposer un changement d’opinion n’est, au fond, pas différent du recours à l’État pour imposer des croyances. La particularité regrettable du cas présent tient simplement au fait que la violence est exercée au sein même de la société et revêt un caractère punitif ou vindicatif. Il ne fait aucun doute que nombre des conservateurs que nous critiquons ici souhaitent utiliser l’État pour imposer leurs croyances, notamment leurs croyances théologiques. Face à cela, nous devons réaffirmer une fois encore : ni la violence de l’État ni celle de la société ne sont acceptables ; ni la violence en général ni celle qui vise à imposer des croyances ne sont acceptables ; ni la violence destinée à imposer des croyances ni celle destinée à punir des croyances ne sont acceptables.

Comme nous l’avons indiqué au début de ce document, il n’y a pas lieu ici de prendre des précautions de langage. Nous lançons donc un appel clair et direct aux conservateurs et aux personnes de « droite » : qu’ils cessent immédiatement de propager et/ou de mettre en œuvre les pratiques dénoncées ici ; qu’ils réexaminent leurs comportements et leurs intentions afin de respecter et de mettre en pratique le véritable conservatisme – progressiste, fraternel et pacifique ; qu’ils modifient les intentions et les pratiques de ceux qui soutiennent la mesquinerie violente et punitive. En somme, bien au-delà d’un simple appel à renoncer à des comportements illégaux, c’est-à-dire criminels, nous demandons aux conservateurs et aux personnes de « droite », à la lumière de conceptions véritablement religieuses, de mettre fin à la violence politique monstrueuse qu’ils pratiquent et de renouer avec des comportements fraternels, propres à favoriser la confiance mutuelle.

 

Curitiba, 24 Descartes 172 (le 31 octobre 2026).

 

Prêtre de l’Humanité Gustavo Biscaia de Lacerda,

au nom de l’Église Positiviste Virtuelle

 

An Appeal for Fraternity Against Violent, Vindictive Pettiness

Virtual Positivist Church


 

An Appeal for Fraternity Against Violent, Vindictive Pettiness

 

Love as principle and order as basis; progress as goal

Live Openly              Order and Progress  Live for Others

 

There is no point in mincing words: threats and actual acts of boycotting, dismissal from employment, failure to provide assistance, refusal of service, and the provision of inadequate products (including medications and medical treatments) – all perpetrated by many Brazilians who identify as “right-wing” or conservative – are unacceptable and must cease immediately.

Since the evening of October 25, 2026, following the confirmation of Luiz Inácio Lula da Silva's victory and Flávio Nantes Bolsonaro's defeat in the presidential election, there have been repeated expressions and actual instances of the most despicable conduct: systematic humiliation, particularly of vulnerable individuals (children, homeless people, the elderly, and others); children being run over by vehicles; motorcyclists being struck by police vehicles; murders and attempted murders through beatings or gunfire; workers being dismissed; boycotts organized by business owners and service providers; refusals of service by physicians, nurses, attorneys, and public officials; the provision of poor-quality services and/or inadequate products; and so forth. Even animals have not been spared: donkeys and mules have been marked with numbers and symbols associated with the winning candidate and forced to endure the cruelest working conditions, sometimes to the point of death. All these forms of conduct have been advocated or carried out by some Brazilian citizens against others, as though they were virtuous and justified actions.

However, far from being acceptable or legitimate, these behaviors constitute the systematic practice of direct physical violence, moral violence, discrimination, and civic and professional irresponsibility. All of these behaviors are rightly considered illegal, and those who advocate or engage in them are already being reported to the appropriate authorities. Yet these behaviors are, much more than – and long before being – illegal, profoundly immoral, insofar as they deliberately harm fellow citizens and other human beings, all for reasons rooted in pettiness.

The spread of these proposals and practices, together with the spirit that sustains them, requires us to speak out clearly. Such behaviors constitute political violence. Their suppression by state authorities, although necessary, addresses only the surface of the problem. Since they involve values and ideas, their solution must necessarily be moral – or, more precisely, religious. This is why we are issuing the present appeal. (Religion is not the same as theology. Religion is the systematic integration of the whole of human existence – affective, intellectual, and practical; private and public; domestic, civic, and universal; objective and subjective – with a view to achieving the dynamic harmony of human beings. The foundation of such integration is altruism, or universal love; in civic terms, this takes the form of human fraternity.)

The profound immorality of these behaviors is evident not only in the conscious and morbid intention to harm other human beings as much as possible. Their immorality is compounded by numerous additional aspects:

-      The behaviors we criticize consist of retaliatory measures intended to express dissatisfaction with the outcome of deeply polarized and radicalized elections;

-      Ultimately, they are futile efforts, since the elections have already ended: the matters that were to be decided have been decided;

-      They represent an attempt to impose by force what should be achieved solely through peaceful and dignified persuasion;

-      They brutally undermine the foundations of any society, namely fraternity and mutual trust, by encouraging and practicing systematic hatred, violence, and resentment;

-      They reflect precisely the kinds of practices and intentions that conservatives and those on the “right” fear and attribute to their “left-wing” opponents;

-      They consist of practices and intentions that conservatives and those on the “right” would ordinarily consider unacceptable and would readily denounce and criticize;

-      They are degrading practices and intentions whose proponents and perpetrators, as soon as they are criticized, cynically or hypocritically claim that they have been “misunderstood” or that their statements were “taken out of context,” and so forth;

-      They are practices and intentions directed against vulnerable or dependent individuals, making them particularly petty and brutal forms of conduct;

-      Identical practices, likewise motivated by resentment and pursued for punitive or vindictive purposes, are nothing new in history. They were widely employed by the Nazis and their supporters in Germany during the 1930s and 1940s.

These practices and intentions are violent and reveal profound moral and intellectual degradation. Besides being childish, they are the opposite of what their conservative and “right-wing” proponents ordinarily profess to accept – or, at least, claim to accept. These behaviors amount to a petty reaction to a particular electoral outcome. Had the election produced a different result, those advocating these practices and intentions would demand precisely the opposite from the defeated side: acceptance, moderation, respect for the election results, and so forth. Simply because they lost the election, their proponents consider themselves scandalously entitled to take revenge on the supporters and voters of the winning candidate.

Elections are simply not the best mechanism for selecting political leaders. As is well known, elections constitute a mechanism for undermining authority from below; moreover, they turn several issues that are qualitative by definition – governing capacity, the representation of society's interests, public opinion, and so forth – into purely numerical matters. Nevertheless, despite these serious and fundamental shortcomings, the selection of governments in Brazil is based on electoral procedures, whose outcomes, for better or worse, must be accepted. Such acceptance has nothing to do with whether one likes the results. It requires only that the procedures administered by the Electoral Court be followed fairly and honestly. Indeed, acceptance of electoral outcomes is closely connected to a fundamental characteristic of any society: mutual trust.

Despite acting openly in the opposite direction, conservatives and those on the “right” who advocate various forms of petty violence against vulnerable and dependent individuals need mutual trust just as much as any other citizens. There can be no society without mutual trust. All the practices and intentions criticized here destroy that trust. More than that, they destroy fraternity and generosity while fostering hatred, anger, distrust, and resentment.

The conservatives and those on the “right” whom we criticize here supposedly support conservatism and social order, while opposing “progress.” The social and political practices most conducive to development, freedom, and human dignity are affirmed in the reflections and teachings of the Religion of Humanity and synthesized in the proposal of sociocracy. The sociocratic proposal, in turn, makes clear that genuine conservatism is neither static nor concerned with restoring the past, just as progress does not mean the systematic destruction of institutions. Yet, as is well known, the conservatism that has emerged in Brazil in recent years takes pride in destruction and in declaring that “before building anything, we must destroy a great deal” – particularly anything and everything associated with “progress.” Against these destructive intentions, genuine conservatism maintains that society and its institutions must continue to exist, both so that citizens can lead their lives and so that living conditions can improve, particularly for the weakest and most vulnerable. Genuine conservatism is therefore simultaneously progressive and opposed to systematic destruction. For such improvements to take place, mutual trust must be genuinely shared throughout society, on the basis of fraternity.

The practices and intentions we criticize here reject fraternity, destroy trust, promote particularistic interests, and prevent any form of progress. Worse still, despite presenting themselves as “conservative,” they oppose the preservation of virtually anything. Thus, by systematically opposing “progress,” these practices and intentions are, in fact, opposed to order itself. The result is neither order nor progress, but rather widespread violence and anarchy.

Opinions must be respected. Changes of opinion must always and necessarily occur through peaceful persuasion alone. Using violence to impose changes of opinion is, at its core, no different from using the state to impose beliefs. The regrettable peculiarity of the present case is simply that the violence is being perpetrated within society itself and takes on a punitive or vindictive character. There is no doubt that many of the conservatives criticized here wish to use the state to impose their beliefs, particularly theological ones. In light of this, we must reaffirm once again: neither state violence nor societal violence is acceptable; neither violence in general nor violence used to impose beliefs is acceptable; neither violence used to impose beliefs nor violence used to punish people for their beliefs is acceptable.

As stated at the beginning of this document, there is no point in mincing words. We therefore issue a clear and direct appeal to conservatives and those on the “right”: they must immediately cease advocating and/or engaging in the practices criticized here; reconsider their behavior and intentions so as to respect and uphold genuine conservatism – progressive, fraternal, and peaceful; and change the intentions and practices of those who support violent and punitive pettiness. In short, far beyond simply urging them to refrain from illegal – that is, criminal – conduct, we appeal to conservatives and those on the “right,” in the light of genuinely religious principles, to put an end to the monstrous political violence they have been perpetrating and to return to the practice of fraternal conduct that fosters mutual trust.

 

Curitiba, 24 Descartes 172 (October 31, 2026).

 

Priest of Humanity Gustavo Biscaia de Lacerda,

on behalf of the Virtual Positivist Church


31 outubro 2026

Apelo pela fraternidade, contra a mesquinhez violenta e vingativa




Igreja Positivista Virtual

 

Apelo pela fraternidade, contra a mesquinhez violenta e vingativa

 

O amor por princípio e a ordem por base; o progresso por fim

Viver às claras               Ordem e progresso                     Viver para outrem

 

Não há como sermos sutis: as ameaças e as realizações efetivas de boicotes, de demissões, de omissão de socorro, de recusa de atendimento, de fornecimento de produtos (incluindo remédios e tratamentos) inadequados – tudo isso da parte de muitos brasileiros ditos “de direita”, ou conservadores, é inaceitável e deve cessar imediatamente.

Desde a noite do dia 25 de outubro de 2026, após a constatação da vitória do candidato a Presidente da República Luiz Inácio Lula da Silva e da derrota do candidato Flávio Nantes Bolsonaro, há reiteradas manifestações e realizações das práticas mais abjetas: humilhação sistemática, em particular de cidadãos vulneráveis (crianças, mendigos, idosos etc.); atropelamento de crianças por veículos; atropelamento de motociclistas por viaturas policiais; assassinatos e tentativas de assassinato por espancamentos ou por tiros; demissão de trabalhadores; boicote de comerciantes e prestadores de serviços; recusa de atendimento da parte de médicos, enfermeiros, advogados, servidores públicos; atendimento de má qualidade e/ou oferta de produtos e serviços inadequados etc. Aliás, nem mesmo os animais têm sido poupados: burros e jumentos têm recebido números e símbolos associados ao candidato vencedor e obrigados a padecer das condições mais cruéis de trabalho, até à morte. Todos esses comportamentos têm sido sugeridos ou praticados por uma parte dos cidadãos brasileiros contra uma outra parte, como se fossem comportamentos virtuosos e justos.

Entretanto, ao contrário de serem aceitáveis e legítimos, esses comportamentos são a sistematização da violência física direta, da violência moral, da discriminação, da irresponsabilidade cívica e profissional. Esses comportamentos são, todos eles, com justiça, ilegais e seus propositores e praticantes já estão sendo denunciados para os órgãos competentes. Todavia, esses comportamentos, muito mais e muito antes que ilegais, são profundamente imorais, na medida em que intencionalmente prejudicam outros cidadãos e seres humanos – e, ainda por cima, motivados por mesquinhez.

A difusão dessas propostas e dessas práticas e o espírito que as alimenta exige que nos manifestemos com clareza. Esses comportamentos constituem violências políticas; sua repressão pelos órgãos do Estado, embora necessária, abrange apenas a superfície do problema; na medida em que eles envolvem valores e idéias, sua solução é necessariamente moral, ou melhor, religiosa: é por isso que divulgamos o presente apelo. (A religião não é o mesmo que a teologia; a religião é a sistematização do conjunto da existência humana – afetiva, intelectual e prática; privada e pública; doméstica, cívica e universal; objetiva e subjetiva –, com vistas à harmonia dinâmica do ser humano. O fundamento de tal sistematização é o altruísmo, ou o amor universal; em termos cívicos, isso se constitui na fraternidade humana.)

A profunda imoralidade desses comportamentos evidencia-se não apenas pela intenção consciente e mórbida de prejudicar ao máximo possível outros seres humanos. Essa imoralidade torna-se ainda pior porque ela apresenta inúmeros aspectos:

-      os comportamentos que criticamos consistem em represálias adotadas para manifestar o inconformismo com o resultado de eleições profundamente polarizadas e radicalizadas;

-      eles são um esforço no final das contas inútil, na medida em que as eleições já se encerraram, ou seja, o que havia para ser decidido já foi decidido;

-      eles são um esforço de impor pela força o que deve ser obtido apenas pelo convencimento pacífico e digno;

-      eles negam de maneira brutal os fundamentos de qualquer sociedade, a saber, a fraternidade e a confiança mútua, ao estimularem e praticarem o ódio, a violência e o ressentimento sistemáticos;

-      eles correspondem às práticas e às intenções temidas pelos conservadores e pelos “de direita” e por estes atribuídas aos seus adversários “de esquerda”;

-      eles consistem em práticas e intenções que, em situações normais, os conservadores e os “de direita” considerariam inaceitáveis e que seria prontamente denunciados e criticados;

-      eles são práticas e intenções degradantes que, assim que são criticadas, seus propositores e realizadores logo em seguida, de maneira cínica ou hipócrita, afirmam que teriam sido “incompreendidos”, que “estariam fora do contexto” etc.;

-      eles são práticas e intenções dirigidas contra vulneráveis ou dependentes, ou seja, são comportamentos particularmente mesquinhos e brutais;

-      práticas idênticas, motivadas igualmente pelo ressentimento, com objetivos também punitivos ou vingativos, não constituem uma novidade histórica, tendo sido largamente praticadas por nazistas e seus apoiadores na Alemanha dos anos 1930 e 1940.

Essas práticas e intenções são violentas e revelam uma profunda degradação moral e intelectual. Além de infantis, elas correspondem ao oposto do que os seus praticantes conservadores e “de direita” aceitam cotidianamente – ou, pelo menos, que dizem aceitar. Esses comportamentos constituem uma reação mesquinha a um resultado eleitoral específico. Se as eleições tivessem tido outro resultado, os defensores dessas práticas e intenções exigiriam dos derrotados exatamente o oposto do que agora propõem: aceitação, moderação, respeito ao resultado das eleições etc. Apenas porque perderam a eleição, seus defensores julgam-se no escandaloso direito de vingarem-se dos apoiadores e eleitores do candidato vencedor.

As eleições simplesmente não são o melhor mecanismo de seleção de governantes. Como se sabe, as eleições constituem um mecanismo para solapar por baixo a autoridade de cima; além disso, elas transformam em uma questão puramente numérica vários problemas que, por definição, são qualitativos: a capacidade governativa, a representação dos interesses da sociedade, a opinião pública etc. Entretanto, apesar desses graves e profundos defeitos, no Brasil a definição dos governos baseia-se no procedimento eleitoral, cujo resultado, bem ou mal, tem que ser aceito. Tal aceitação não se vincula a gostar-se ou não dos resultados, mas apenas a seguir-se com lisura os procedimentos coordenados pela Justiça Eleitoral. Aliás, a aceitação dos resultados eleitorais vincula-se a um traço fundamental de qualquer sociedade: a confiança mútua.

Apesar de atuarem francamente na direção contrária, os conservadores e os “de direita” que defendem as várias formas de violência mesquinha contra vulneráveis e dependentes precisam da confiança mútua tanto quanto qualquer outro cidadão. Não há sociedade sem confiança mútua. Todas as práticas e as intenções que aqui criticamos destroem essa confiança mútua. Mais do que isso: elas destroem a fraternidade e a generosidade; elas estimulam o ódio, a raiva, a desconfiança, os ressentimentos.

Os conservadores e os “de direita” que aqui criticamos supostamente são a favor do conservadorismo e da ordem social, além de serem contra o “progresso”. As práticas políticas e sociais mais favoráveis ao desenvolvimento, à liberdade e à dignidade humana são afirmadas pelas reflexões e pelos ensinamentos da Religião da Humanidade e sintetizadas na proposta de sociocracia. A proposta sociocrática, por sua vez, esclarece que o verdadeiro conservadorismo não é imóvel, nem deseja a volta ao passado, assim como o progresso não equivale à destruição sistemática das instituições. Entretanto, como se sabe, o conservadorismo que se vê no Brasil nos últimos anos tem orgulho de destruir e de dizer que, “antes de construir qualquer coisa, devemos destruir muito” – em particular, destruir tudo e qualquer coisa que se relacione ao “progresso”. Contra essas intenções destruidoras, o verdadeiro conservadorismo afirma que a sociedade e as instituições têm que continuar existindo, seja para que os cidadãos possam levar suas vidas, seja para que as condições de vida possam melhorar (em particular em favor dos mais fracos e dos mais frágeis). Assim, o verdadeiro conservadorismo é ao mesmo tempo progressista e contra as destruições sistemáticas; para que essas melhorias possam ocorrer, a partir da fraternidade a confiança tem que ser efetivamente compartilhada pelo conjunto da sociedade.

As práticas e as intenções que criticamos aqui rejeitam a fraternidade, destroem a confiança, são particularistas e impedem qualquer progresso. Pior: apesar de dizerem-se “conservadoras”, elas são contra qualquer conservação. Dessa forma, ao serem sistematicamente contra o “progresso”, na verdade essas práticas e intenções são contra a ordem – e aí não há ordem e nem progresso, mas em seu lugar há muita violência e anarquia.

As opiniões têm que ser respeitadas. A mudança de opinião deve ocorrer sempre, necessariamente, apenas por meio do convencimento pacífico. A utilização da violência para impor mudanças de opinião no fundo não é diferente do emprego do Estado para impor crenças; a lamentável particularidade do presente caso consiste apenas em que a violência é praticada no âmbito da sociedade e com um caráter punitivo ou vingativo. Sem dúvida que muitos dos conservadores que aqui criticamos desejam usar o Estado para impor suas crenças, especialmente crenças teológicas. Em face disso, temos que reafirmar mais uma vez: nem a violência do Estado nem a violência da sociedade são aceitáveis; nem a violência em geral nem a violência usada para impor crenças são aceitáveis; nem a violência para impor crenças, nem a violência para punir crenças são aceitáveis.

Como dissemos no início deste documento, não há como sermos sutis aqui. Assim, fazemos um apelo claro e direto para que os conservadores e os “de direita” cessem imediatamente de propagar e/ou realizar as práticas aqui criticadas; para que revejam seus comportamentos e suas intenções, no sentido de respeitarem e praticarem o verdadeiro conservadorismo (progressista, fraterno, pacífico); para que alterem as intenções e as práticas daqueles que estão a favor da mesquinhez violenta e punitiva. Em suma, muito mais que por adotarem comportamentos ilegais, isto é, criminosos, fazemos um apelo para que conservadores e “de direita”, à luz de concepções verdadeiramente religiosas, cessem a monstruosa violência política que têm praticado e retomem os hábitos fraternos e promotores da confiança mútua.

 

Curitiba, 24 de Descartes de 172 (31 de outubro de 2026).

 

Sacerdote da Humanidade Gustavo Biscaia de Lacerda,

em nome da Igreja Positivista Virtual



30 outubro 2026

Parajás Podcast: conversa sobre as eleições brasileiras

No dia 20 de Descartes de 172 (27.10.2026) tivemos a honra e a felicidade de participar novamente do Parajás Podcast, conversando agora sobre o resultado final das eleições presidenciais do Brasil, ocorridas dois dias antes (25.10.2026).

A conversa pode ser vista aqui: https://youtu.be/v1wvezvq4NE.

O original pode ser visto aqui: https://www.youtube.com/live/8FBtIxVRFsQ.



21 outubro 2026

Papel político da religião positiva

No dia 13 de Descartes de 172 (20.10.2026) realizamos nossa prédica positiva, dando continuidade à leitura comentada do Apelo aos conservadores (em sua "Conclusão - missão peculiar aos verdadeiros conservadores").

No sermão abordamos o papel político da religião positiva.

A prédica foi transmitida nos canais Positivismo (https://youtube.com/live/DNDxSKQQ9hE) e Igreja Positivista Virtual (https://www.facebook.com/IgrejaPositivistaVirtual/videos/1087648617414789).

As anotações que serviram de base para a exposição oral encontram-se reproduzidas abaixo.

*   *   *

Papel político da religião positiva

(13 de Descartes de 172/20.10.2026) 

1.     Abertura da prédica

2.     Datas e celebrações

2.1.   Dia 11 de Descartes (18.10): nascimento de Frederic Harrison (1831 – 195 anos)

2.2.   Dia 11 de Descartes (18.10): nascimento de Benjamin Constant (1836 – 190 anos)

2.3.   Dia 13 de Descartes (20.10): transformação de José Lonchampt (1890 – 136 anos)

2.4.   Dia 18 de Descartes (25.10): segundo turno das eleições para Presidente da República

3.     Apóiem a Igreja Positivista Virtual!

3.1.   Colaborem com o que puderem; com boa fé e boa vontade, toda e qualquer colaboração é necessária e bem-vinda!

3.1.1. Inscrevam-se no canal, compartilhem, divulguem nossas atividades!

3.2.   Para apoiar as atividades dos nossos canais e da Igreja Positivista Virtual: façam o Pix da Positividade! (Chave Pix: ApostoladoPositivista@gmail.com)

4.     Leitura comentada do Apelo aos conservadores

5.     Espiritualidade positiva

5.1.   Esta talvez seja a seção mais importante das prédicas!

5.2.   Sejamos altruístas!

5.2.1. Sejamos generosos, tolerantes etc.

5.2.2. Devemos orientar toda a nossa vida pelo altruísmo: quando o altruísmo regula e orienta a vida, o resultado é que o altruísmo (a dedicação para os demais) e o egoísmo (a satisfação das necessidades pessoais) não são incompatíveis, pois só o altruísmo permite unir o bem comum à felicidade pessoal

5.3.   Façamos orações!

5.3.1. A oração positiva é a base do culto íntimo; assim, é tanto a base do aperfeiçoamento pessoal quanto da espiritualidade positiva de modo geral

5.4.   Como Igreja Positivista Virtual, ministramos os sacramentos positivos a quem tem interesse

5.4.1. Em um total de nove, os sacramentos são a celebração de momentos centrais na vida de todos nós – momentos que devem ser celebrados, afirmados, compartilhados (o nascimento/a adoção, o casamento, a aposentadoria, a transformação (a morte) etc.)

6.     Sermão: o papel político da religião positiva

6.1.   Nesta prédica queremos comentar a atuação política da Religião da Humanidade

6.1.1. Esse tema foi sugerido pela Sandra e pelo Hernani no ano passado e ficou sovando desde então; mas como com freqüência tratamos de questões políticas e como estamos em um período eleitoral particularmente preocupante, tenso e fulcral, convém tratarmos disso agora

6.1.2. O nosso objetivo neste sermão é comentarmos alguns aspectos específicos da atuação política do Positivismo, bem como algumas confusões e algumas críticas injustas; mas, para isso, teremos que antes rever alguns aspectos básicos do Positivismo

6.2.   Relembremos, então, seis aspectos centrais do Positivismo que tratam de questões políticas:

6.2.1. A preocupação central da Religião da Humanidade, após o desenvolvimento das forças humanas ao longo da história, é regular essas forças, promovendo a harmonia humana, individual e coletiva, em termos estáticos e dinâmicos

6.2.2. Como sabemos, a perspectiva de conjunto é necessária para qualquer regulação; no caso humano, temos que considerar o âmbito privado e o âmbito público (sendo que o âmbito privado divide-se em individual e doméstico): enquanto os monoteísmos (e as metafísicas também) privilegiam sempre um âmbito em detrimento do outro, o Positivismo considera-os ambos, percebendo-os como necessariamente complementares

6.2.2.1.          A família baseia-se nas relações afetivas ao redor do casal fundamental; já a vida pública baseia-se nas atividades industriais e políticas das pátrias (ou melhor, das mátrias), a partir da reunião das classes sociais e da atuação do Estado;

6.2.2.2.          Seja porque os âmbitos privado e público são complementares, seja porque, enfim, eles existem, exercem efeitos reais sobre o ser humano e, portanto, e têm que ser regulados, o Positivismo não negligencia a política, que é um dos aspectos da existência pública

6.2.3. Com a modernidade afirmou-se cada vez mais o ideal e a necessidade de separação entre os poderes temporal e espiritual, em que um modifica a conduta objetivamente, pela imposição da força, e o outro modifica a conduta subjetivamente, pelo aconselhamento

6.2.3.1.          Na verdade, a separação dos dois poderes é a instituição fundamental da modernidade e é afirmada sem cessar pelo Positivismo

6.2.3.2.          A separação dos dois poderes permite e garante que as pessoas tenham plena liberdade de pensamento, de expressão e de associação, independentemente das vontades do Estado

6.2.3.3.          Qualquer mudança social – qualquer! – modernamente tem que ocorrer baseada na separação dos dois poderes, de maneira a permitir que as mudanças sejam profundas, duradouras e aceitas livremente pela sociedade, sem imposições nem autoritarismo

6.2.3.4.          O sacerdócio positivo recusa-se a ocupar cargos públicos e, seja por questões doutrinárias e políticas, seja porque todos os sacerdócios devem submeter-se às mesmas condições, o sacerdócio positivo deve exigir a mesma restrição da parte dos outros sacerdócios (mesmo que empiricamente eles não queiram e mesmo que eles rejeitem doutrinariamente tal restrição)

6.2.4. O Positivismo afirma que o conjunto das sociedades deverá ser positivista; mas esse conjunto significa que as sociedades civis têm que se modificar antes dos governantes

6.2.4.1.          Isso estabelece uma progressão na atuação positivista, em três fases: mudança de concepções na sociedade civil; adoção de políticas positivas por governos não positivistas; adoção do Positivismo pelos governos

6.2.4.2.          Essas três fases ocorrerão sempre baseadas na separação entre os dois poderes, de maneira a garantir a dignidade das opiniões e o caráter não tirânico do governo

6.2.5. A política positiva, além de republicana, tem que ter um caráter social e progressista, ou seja, deve realizar-se visando ao aperfeiçoamento (ou, dito de outra maneira, à melhoria) das condições vida dos seres humanos, em particular dos proletários e das mulheres

6.2.5.1.          O respeito às instituições é necessário (é uma política “conservadora”), ao mesmo tempo em que as instituições devem ser orientadas na direção social e progressista

6.2.5.1.1.              Esse é o sentido de várias fórmulas positivistas: “ordem e progresso”, “o capital é social e sua aplicação tem que ser social”, “regular consagrando e consagrar regulando” e “preservar melhorando” (e, secundariamente, “só se destrói o que se substitui”)

6.2.5.2.          As condições de atuação do patriciado devem ser respeitadas, ao mesmo tempo em que ele deve ser cobrado publicamente em suas atribuições:

6.2.5.2.1.              Vale lembrar que Augusto Comte fala em “patriciado” e não em “burguesia”: nosso mestre era extremamente crítico da burguesia, que ele via com mesquinha, individualista, egoísta

6.2.5.2.2.              A separação dos dois poderes é uma das condições sociais, políticas e morais dessa cobrança, feita pela opinião pública orientada pelo sacerdócio

6.2.5.2.3.              Como dizia Augusto Comte, “grandes responsabilidades exigem grandes poderes”; inversamente, o Homem-Aranha afirma que “grandes poderes acarretam grandes responsabilidades”

6.2.6. A Religião da Humanidade, isto é, o sacerdócio muda a sociedade por duas vias complementares: (1) fornecendo os parâmetros gerais e (2) orientando os agentes específicos

6.2.6.1.          É necessário insistir em que o Positivismo oferece as diretrizes gerais; os detalhes específicos das ações concretas cabem aos executores

6.2.6.2.          Os servidores da Humanidade têm a responsabilidade por suas condutas; o sacerdócio aconselha-os e admoesta-os

6.2.6.2.1.              Em outras palavras, trata-se de melhorar o mundo melhorando o homem

6.2.6.3.          A proposição de parâmetros gerais e o aconselhamento individual não são “moralismo”: essa é a única forma de atuar politicamente sem violência

6.2.6.3.1.              Nossa época crítica considera que tudo o que consiste em afirmação de valores morais equivale sempre a hipocrisia; essa hipocrisia é chamada de “moralismo”

6.2.6.3.2.              Embora evidentemente essa hipocrisia sempre possa ocorrer, a identificação da exceção como se fosse a regra é um dos sinais mais claros do aspecto destruidor e crítico de nossa época

6.2.6.3.3.              A afirmação da moralidade como “moralismo” hipócrita apresenta-se como grande sabedoria política, mesmo e principalmente pelos doutores acadêmicos!

6.3.   Feitas essas lembranças, podemos passar para a discussão do papel político da Religião da Humanidade

6.3.1. A religião da Humanidade é uma religião cívica, o que significa que nos interessam as questões políticas

6.4.   Devemos fazer vários esclarecimentos sobre o caráter cívico do Positivismo

6.4.1. “Religião cívica” é diferente de “religião civil”

6.4.1.1.          A religião cívica é aquela que se preocupa com vários aspectos da vida política

6.4.1.2.          A religião civil é uma doutrina oficial de Estado, como o catolicismo na quase totalidade de sua existência, os protestantismos em todos os lugares em que uma seita específica é dominante, o marxismo nos países comunistas, o nazismo na Alemanha, o fascismo na Itália etc.

6.4.1.3.          A religião civil foi particularmente teorizada por J.-J. Rousseau, a partir da experiência da Genebra calvinista; Rousseau afirmou que a democracia exige sempre, necessariamente, a adesão dos cidadãos a uma doutrina oficial do Estado; quem não concordar (mesmo que da boca para fora) com isso deve democraticamente ser preso, exilado ou morto

6.4.2. Há vários sentidos da palavra “política”: polity, politics, policy; relações de poder e busca do bem viver

6.4.2.1.          Polity corresponde ao conjunto das instituições sociais e políticas vigentes em uma sociedade; policy corresponde a cada “política pública” (educação, saúde, previdência, relações internacionais, gestão econômica etc.); politics é a política do dia-a-dia, com as negociações, as campanhas eleitorais etc.

6.4.2.2.          As relações de poder e a busca do bem viver são duas concepções gerais: Aristóteles definiu a política como a busca da organização social que busca o bem viver; em contraposição a Aristóteles, Hobbes reduziu a política às relações de poder, ou melhor, de dominação

6.4.2.3.          O Positivismo considera cada uma dessas concepções, embora, evidentemente, de diferentes maneiras e com várias intensidades: o Positivismo procura manter-se distante da politics (mas não indiferente ou omisso em relação a ela); mantém uma preocupação com a policy e com as relações de poder; concede grande atenção para a polity e considera que a política, em última análise, deve ser a busca do bem viver

6.4.3. O interesse pelas questões políticas é diferente de partidarização da religião

6.4.3.1.          A partidarização consiste em assumir um espírito particular de partido, ou seja, consiste em abandonar as vistas gerais – e a generosidade – em favor de vistas particulares e mesquinhas (o marxismo, o identitarismo, o fascismo etc. são assim)

6.4.3.2.          A partidarização, portanto, vincula-se à mesquinhez, à intolerância, à agressividade

6.4.3.3.          A partidarização deve ser entendida em sentido amplo, mas essa concepção cai como uma luva com as instituições sociais chamadas atualmente de “partidos políticos”: a religião que se vincula a um partido político degrada-se

6.4.3.4.          No final das contas, a partidarização acaba opondo-se à separação dos dois poderes, seja em termos concretos (quando o sacerdócio vincula-se a um partido político), seja em termos “sociais” (quando o sacerdócio de qualquer maneira abandona suas necessárias dignidade, perspectivas gerais e generosidade)

6.4.4. A rejeição da partidarização é diferente da “neutralidade”

6.4.4.1.          Antes de mais nada, essa é uma defesa de um certo quietismo

6.4.4.1.1.              O quietismo é a postura intelectual e prática que defende um afastamento das disputas sociais e políticas, em um sentido de “quietude” (daí o nome)

6.4.4.1.2.              Assim, o quietismo acaba sendo uma forma de omissão social e política

6.4.4.2.          A “neutralidade” significa de modo geral que o sacerdócio deve manter-se distante das questões políticas – ou seja, que ele deve tornar-se omisso, alienado e voltar-se apenas para o âmbito privado (fazendo referências etéreas e meio inúteis no âmbito público)

6.4.4.3.          A neutralidade opõe-se à partidarização, mas é igualmente daninha da dignidade do sacerdócio, seja porque torna inútil e omisso o sacerdócio, seja porque afirma uma dignidade que não serve para nada

6.4.4.4.          A exigência de neutralidade é feita por pessoas que gostariam que o Positivismo não tratasse de questões políticas e que são incapazes de perceber que a preocupação com questões políticas em geral implica a defesa de algumas perspectivas específicas, sem que isso represente a defesa de políticos ou de partidos em particular

6.4.4.5.          Qual seria a neutralidade possível por exemplo na época da Abolição? Ou da República? Ou da crítica ao Eixo? Ou na campanha “O Petróleo É Nosso”? Ou no combate ao imperialismo e ao neocoloniaismo? Ou da defesa dos trabalhadores contra a exploração dos burgueses?

6.4.4.6.          Muitos dizem que temos que ser “neutros” porque estaríamos sendo de “esquerda”

6.4.4.6.1.              Curiosamente, a exigência de neutralidade é apenas quando seríamos de “esquerda”

6.4.4.6.2.              Mas, na verdade, não estaríamos sendo de “esquerda”; na verdade, temos elementos de “esquerda” e de “direita”: somos positivistas e defendemos posturas próprias à positividade

6.4.4.6.3.              O fato de que muitas vezes esses temas também serem defendidos por marxistas, comunistas, identitários etc. não implica concordância com eles; na verdade, isso significa que eles têm uma certa positividade, em termos de sentimentos e de algumas práticas

6.4.4.6.4.              Assim, na verdade, é a “esquerda” que se aproximaria do Positivismo

6.4.4.6.5.              De qualquer maneira, lamentavelmente, durante bem mais de 100 anos a esquerda deixou-se corromper pelo marxismo, que por sua vez causou inúmeros e profundos danos à Humanidade

6.4.4.6.6.              A mentalidade “Guerra Fria” é uma das conseqüências mais nefastas do marxismo e prejudica todas as sociedades: essa mentalidade consiste em associar políticas progressistas ao marxismo (ou ao comunismo soviético, tanto faz) e, devido a tal associação, rejeitar essas políticas porque elas seriam “marxistas” (ou “comunistas”)

6.5.   Por fim, há dois extremos errados de avaliação da separação dos dois poderes proposta pela Religião da Humanidade: (1) “É religião, logo não deve intrometer-se na política” e (2) “A Religião da Humanidade é política disfarçada de religião”

6.5.1. A idéia de que o Positivismo, por ser uma religião, não deveria tratar de política já foi comentada acima; é uma exigência feita em particular para as teologias e daí estendida para o Positivismo; isso não tem o menor cabimento

6.5.2. Já afirmar que o Positivismo é uma política disfarçada de religião é uma concepção muito comum, repetida em particular pelos doutores acadêmicos – isto é, pelos metafísicos em geral e pelos materialistas em particular (embora teológicos também adotem essa postura)

6.5.2.1.          Essa é uma forma de criticar e degradar o Positivismo

6.5.2.2.          Essa é uma forma cômoda de dividir o mundo: de um lado, os teológicos retrógrados; de outro lado, os materialistas progressistas; todas as relações sociais seriam relações de poder, de dominação e exploração; como disse Marx, de sua habitual maneira brutal, “a religião é o ópio do povo”: não haveria sinceridade nas religiões, apenas formas de dominação disfarçadas

6.5.2.2.1.              Nessa concepção, o Positivismo não seria teológico (ou talvez fosse – afinal, é uma “religião”), mas com toda a certeza seria um ópio tanto quanto as teologias

6.5.2.2.2.              É claro que, nesse esquema, somente os marxistas seriam honestos, corretos, coerentes, não alienados e não alienantes etc.

6.6.   Em suma:

6.6.1. O Positivismo é uma religião cívica

6.6.2. A instituição fundamental, base para todas as ações posteriores, é a separação entre os poderes temporal e espiritual

6.6.2.1.          O Positivismo é a única religião que defende sistematicamente a separação dos dois poderes

6.6.3. A noção de religião cívica (preocupação com questões políticas) é diferente da de religião civil (religião oficial obrigatória)

6.6.4. A preocupação com a vida política exige o afastamento simultâneo dos extremos opostos da partidarização (a vinculação a grupos específicos e o afastamento da perspectiva geral e dos sentimentos generosos) e da “neutralidade” (o silenciamento a respeito de questões políticas, geralmente a favor de perspectivas de “esquerda” e seguindo a mentalidade Guerra Fria)

6.6.5. Duas críticas opostas também surgem quando se afirma a atuação política do Positivismo: a exigência de ele manter-se distante da política por ser uma religião e a afirmação de que ele seria, na verdade, uma política disfarçada de religião

7.     Término da prédica

 

Referências

- Auguste Comte (franc.), Síntese subjetiva (Paris, Exécution Téstamentaire d’Auguste Comte, 2ª ed., 1900): https://archive.org/details/lasynthsesubjec00comtgoog.

- Augusto Comte (franc.), Sistema de filosofia positiva (Paris, Bachelier, 1838), v. 3, 45e leçon (“Considérations générales sur l’étude positive des fonctions intellectuelles et morales, ou cérébrales”).

- Augusto Comte (franc.), Sistema de política positiva (Paris. J.-B. Baillière, 4ª ed., 1880): https://archive.org/details/systmedepoliti01comt.

- Augusto Comte (port.), Apelo aos conservadores (Rio de Janeiro, Igreja Positivista do Brasil, 1898): https://archive.org/details/augustocomteapeloaosconservadores.

- Augusto Comte (port.), Catecismo positivista (Rio de Janeiro, Igreja Positivista do Brasil, 4ª ed., 1934).

- José Lonchampt (port.), Ensaio sobre a oração (Rio de Janeiro, Igreja Positivista do Brasil, 1896; catálogo da IPB, n. 165): https://archive.org/details/n.-165-jose-lonchampt-ensaio-sobre-a-oracao.

- Luís Lagarrigue (esp.), A poesia positivista (Santiago do Chile, 1890): https://archive.org/details/luis-lagarrigue-a-poesia-positivista-1890_202509.

- Raimundo Teixeira Mendes (port.), As últimas concepções de Augusto Comte (Rio de Janeiro, Igreja Positivista do Brasil, 1898): https://archive.org/details/raimundo-teixeira-mendes-ultimas-concepcoes-de-augusto-comte-i e https://archive.org/details/raimundo-teixeira-mendes-ultimas-concepcoes-de-augusto-comte-ii.

- Raimundo Teixeira Mendes (port.), O ano sem par (Rio de Janeiro, Igreja Positivista do Brasil, 1900): https://archive.org/details/raimundo-teixeira-mendes-o-ano-sem-par-portug._202312/page/n7/mode/2up.