12 abril 2018

Ateneu de Artes, Ciências, Belas-Artes e Indústria de Paris

Em 1792, em meio à Revolução Francesa, vários cientistas (como Lavoisier, Gaspar Monge e Condorcet) decidiram criar uma associação científica, técnica e literária para difusão do conhecimento e promoção de sua aplicação prática; assim, criaram o "Ateneu de Artes, Ciências, Belas-Artes e Indústria de Paris".

Essa associação persistiu ao longo do século XIX, tendo em seus quadros Augusto Comte, que ministrou cursos sobre filosofia positiva, Astronomia e Filosofia da História.

As informações abaixo foram obtidas aqui.

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Athénée des arts, sciences, belles-lettres et industrie de Paris - PARIS


Année de création: 1792

Présentation de la société:
Le Lycée des arts, établissement d’inspiration révolutionnaire créé en août 1792 à l’initiative du colonel de génie Charles Desaudrais (1740-1832), diplomate et homme de lettres, proposait des conférences organisées dans les jardins du Palais Royal (alors « Jardin Egalité », du surnom donné au Duc d’Orléans réputé favorable aux idées nouvelles, qui en était propriétaire). Les cours s’ouvrirent rapidement à quatre cents auditeurs à titre gratuit désignés par les sections parisiennes dans les milieux populaires. Antoine Lavoisier (1743-1794), Jean d’Arcet (1724-1801), Louis Jean-Marie Daubenton (1716-1800), Félix Vicq-d’Azyr (ou d'Azir, 1748-1794), Antoine Parmentier (1737-1813), Antoine-François de Fourcroy (1755-1809) et bien d’autres illustres savants de l’époque apportèrent leur concours. L’établissement prit le nom d’« Athénée des arts » lorsqu’en 1803 le mot « lycée » fut réservé aux écoles centrales. Son ambition était de répandre l’émulation, de considérer les sciences dans leur apport avec l’industrie et d’encourager le talent par des hommages publics dans le domaine des « arts utiles », distribuant des récompenses diverses : couronnes, médailles et mentions. Une publication diffusait les avancées distinguées, comme ce fut le cas pour l’invention de la fonte d’art monumentale au sable par Honoré Gonon (1780-1850) en 1803. Cette société savante milita pour un enseignement technique associé à l’instruction primaire, contribua à la réorganisation de l’enseignement des sciences, et à l’application de ses ressources aux besoins de l’Etat. (Source : http://inha.revues.org/3474#tocto2n9)
« La 50e année athénéenne commence le 15 novembre 1834 et finira le 16 novembre 1835. (…) L'Athénée est ouvert tous les jours depuis huit heures du matin jusqu'à onze heures du soir. Indépendamment de la salle des Cours, il y a dans l'établissement un salon de conversation, une bibliothèque, un salon de lecture, où l'on trouve les journaux politiques, littéraires et scientifiques, et les principales brochures nouvelles. »
Souscription pour les Hommes : 120 francs l'année entière.
Souscription pour les Dames : Le temps de la durée des cours : 30 francs.
Souscription pour MM. les Etudiants en Droit, en Médecine, et dans les facultés des lettres et des sciences : Le temps de la durée des cours : 60 francs. (Mêmes avantages pour les jeunes gens employés dans les ministères et dans les grandes administrations publiques, dans les maisons de banque et de commerce.)
« L'Athénée n'est point une école ; c'est un salon. Chacun y apporte ses faculté naturelles ou ses connaissances acquises (…) Les cours sont divisés en deux sections : 1ère section : sciences physiques et naturelles (Astronomie ; Chimie appliquée : agricole et manufacturière ; Chimie appliquée à la Toxicologie ; Géologie ; Zoologie ; Physiologie animale / 2ème section : littérature, histoire, etc., etc. [sic] (Littérature. Histoire du Journal ; Philosophie de l'Histoire ; Droit Commercial et Economie politique) »
(Source : Archives – La Maison d'Auguste Comte : brochure de format A5, 16 p., « Athénée Royal, / (ci-devant Lycée de Paris) / Rue de Valois-Palais Royal, n°2 / Programme pour l'an 1835 ; 50me année. » Contient le Tableau et l'Analyse des cours. )

Publie en 1850 le Journal du lycée des arts, sciences, belles-lettres et industrie de Paris.

Fiches prosopographiques
ARCET Jean d' (1724-1801) - professeur
AUDOUIN Victor (1797-1841) - professeur de zoologie (1834-35)
COLSON Jean François Gille (1733-1803) - membre
COMTE Achille (1802-1866) - professeur de Physiologie animale (1834-35)
COMTE Auguste (1798-1857) - professeur de philosophie positive (1829-30), d'astronomie (1834-35), cours philosophique sur l'histoire générale de l'Humanité (29 dimanches au Palais-Cardinal en 1849-1850-1851)
CONDORCET Nicolas (1743-1774) - fondateur
CUVIER Georges, baron (1769-1832) - professeur d'Histoire naturelle (1803-04)
DALMONT Michel (1803-1852)
DAUBENTON Louis Jean-Marie d'Aubenton (1716-1800) - professeur
DUCROTAY DE BLAINVILLE Henry Marie (1777-1850) - professeur (1824)
FOURCROY Antoine-François de (1755-1809) - professeur de chimie, histoire naturelle et botanique (1789), de chimie, minéralogie et botanique (1790), de chimie (1793)
GARAT (1749-1833) - professeur d'histoire (1789-90, 1793)
JANIN Eugène (1815-1877) - professeur de Littérature. Histoire du Journal (1834-35)
JANVIER Antide (1751-1835)
LA HARPE Jean-François de (1739-1803) - professeur de littérature (1789, 1790)
LAVOISIER Antoine (1743-1794) - professeur
LEMARE Pierre Alexandre (1766-1835) - membre en 1830 au moins
LUNEL Benestor (1822-1864) - secrétaire perpétuel
MARMONTEL Jean-François (1723-1799) - professeur d'histoire, 1790-1793.
MONGE Gaspard (1746-1818) - professeur de physique (1789-90)
PARCIEUX Antoine de (1703-1768) - professeur de physique et mathématiques (1789), de mathématiques (1790), de mathématique pures et appliquées (1793)
PARMENTIER Antoine (1737-1813) - professeur d'économie rurale (1793)
PAYEN Anselme (1795-1891) - professeur de chimie appliquée : agricole et manufacturière (1834-35)
POMPÉE François (1770-1829) - membre (février 1826)
PONCE Nicolas (1746-1831)
SAY Léon (1826-1896) - professeur d'économie politique (1816)
VICQ D'AZYR Félix (1748-1794) - professeur

Associação Politécnica para o Desenvolvimento da Instrução Pública (Paris)

Entre meados do século XIX e o início do século XX existiu em Paris uma "Associação Politécnica para o Desenvolvimento da Instrução Pública". Tal associação era composta por ex-alunos da Escola Politécnica e seus membros, embora pagassem uma taxa de associação, proferiam cursos gratuitos, sobre os mais variados ramos científicos.

Augusto Comte e inúmeros positivistas foram professores dessa Associação.

As informações abaixo foram obtidas aqui.

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Association polytechnique pour le développement de l'instruction publique - PARIS



Société dissoute

Année de création: 1830
Périodes chronologiques: Contemporain-Temps présent
Présentation de la société:
Fondée par les Anciens élèves de l’Ecole polytechnique.
Reconnue d’utilité publique par Décret du 30 juin 1869.
S.A.G. n°3653 (Décision ministérielle du 22 Janvier 1910.)
Cours publics et gratuits, professés gratuitement.
L’Association Polytechnique est l’une des plus anciennes institutions dues à l’initiative privée qui se soient vouées en France à l’instruction populaire gratuite.
Premier bureau: composé de M. de Choiseul-Praslin, duc et pair de France, président ; de MM. Victor de Tracy, Auguste Comte, Vauvilliers, Larabit, vice-présidents: Thuringer, trésorier ; Menjaud, Gondinet, Perdonnet, Meissas, secrétaires: tous anciens élèves de l'Ecole polytechnique.

En 1903. Président: Dr Brouardel, doyen honoraire de la Faculté de médecine, membre de l'Institut.
Secrétaire général: Malétras (124 bd Péreire, Paris 17ème.)
10 fr. de droit d'entrée comme professeur à l'Association. Tous les professeurs font leurs cours gratuitement.
Gabriel Robinet (1849-1887) suit les cours d’astronomie de M. Lonchampt à l’Association polytechnique.
Le Dr Antoine Auguste Cancalon (1843-1920) a fondé la section de Charenton de l'Association polytechnique et y a enseigné.
Publication: Bulletin (mensuel ; 22ème année).

Association polytechnique – Dictionnaire Ferdinand Buisson (1911)
http://www.inrp.fr/edition-electronique/lodel/dictionnaire-ferdinand-buisson/document.php?id=2109

Annuaire international des sociétés savantes, H. Delaunay, Paris: A. Lahure, 1903, p.395. http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/cb32698251x/date
(Brochure, Fonds 17 AS 27, Archives nationales – Pierrefitte.)

Fiches prosopographiques
BROUARDEL Paul (1837-1906) - président, 1903-
CHOISEUL-PRASLIN Horace (1837-1915) - président du 1er bureau
COMTE Auguste (1798-1857) - fondateur (1830), vice-président (1830-1834), chargé du cours d’astronomie populaire (1831-1848)
DUBUISSON Paul (1847-1908) - professeur: cours d'hygiène à la section du Ier arr. (1877-78, 1878-79, 1879-80)
HARANT Henri (1821-1884) - professeur de géométrie
LONCHAMPT Joseph (1825-1890) - professeur d'astronomie populaire (1859-)
MAHY Jules (1849-1880) - professeur: cours de géographie à la section du XVe arr. (1876-77), géographie historique à la section du XVe arr. (1877-78, 1878-79, 1879-80)
MEISSAS Achille (1799-1874) - professeur (avec son frère Alexandre-André): cours d'arithmétique et de géométrie appliquée aux arts (1831-1833)
MONIER Camille (1847-1915) - professeur: cours d'hygiène à la section du XVe arr. (1876-77), à la section du IIe arr. et du XVe arr. (1877-78), à la section du XIe arr. et du XVe arr. (1878-79, 1879-80)
PERDONNET Auguste (1801-1867) - un des 4 secrétaires du premier bureau (1830) puis président ; cours de chimie appliquée aux arts métallurgiques (1831-1833)
POMPÉE Philibert (1809-1874) - professeur de grammaire générale (1834)

Elogios dos cientistas, de Fontenelle e Condorcet

Na relação de livros selecionados para instrução moral, histórica, científica e literária do proletariado do século XIX - a chamada "Biblioteca Positivista" -, Augusto Comte incluiu na seção de "Ciência" os Elogios dos cientistas (Éloges des savants) redigidos por Bernard de Fontenelle e pelo Marquês de Condorcet. Esses "Elogios" eram comemorações das vidas e das obras dos integrantes da Academia de Ciências da França por ocasião de suas mortas.

Pois bem: a Academia de Ciências tornou disponível na internet a relação desses elogios - não somente os feitos por Fontenelle e Condorcet, mas por inúmeros outros cientistas, desde o século XVIII até o final do século XX. 

Sem dúvida alguma, além do aspecto literário, é uma relação ao mesmo tempo impressionante e emocionante: vendo os homenageados, os homenageadores e suas respectivas obras, vê-se a evolução das ciências e seu impacto no mundo, bem como as várias possibilidades que a inteligência humana pode desenvolver.

A relação completa de "Elogios" pode ser lida aqui.

Devido à importância que Fontenelle teve na Academia e também pela enorme quantidade de "Elogios" que proferiu (cerca de 70!), há uma seção específica para os seus textos, disponível aqui.

Abaixo indicamos os "Elogios" de Fontenelle e de Condorcet, justamente recomendados por Augusto Comte.

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Elogios redigidos por Fontenelle (1700-1739) (entre parêntesis o ano de publicação, correspondente ao ano de morte do homenageado):

  1. Adrien Tuillier (1702)
  2. Alexis Littre (1725)
  3. Antoine Parent (1716)
  4. Bernard Renau d'Elisagaray (1719)
  5. Camille d'Hostun Le Maréchal de Tallard (1728)
  6. Camille le Tellier de Louvois (1718)
  7. Charles Reyneau (1728)
  8. Charles-François de Cisternai Du Fay (1739)
  9. Claude Berger (1712)
  10. Claude Bourdelin (1711)
  11. Claude-Antoine Couplet (1722)
  12. Daniel Tauvry (1700)
  13. Denis Dodart (1707)
  14. Domenico Guglielmini (1710)
  15. Ernfroy Walter de Tschirnhaus (1709)
  16. Étienne-François Geoffroy (1731)
  17. Eustachio Manfredi (1739)
  18. François Bianchini (1729)
  19. François Poupart (1709)
  20. Frédéric Ruysch (1731)
  21. Gilles Filleau Des Billettes (1720)
  22. Godefroy Guillaume Leibnitz (1716)
  23. Guichard-Joseph Du Verney (1730)
  24. Guillaume Amontons (1705)
  25. Guillaume Delisle (1726)
  26. Guillaume Homberg (1715)
  27. Guillaume-François-Antoine de Sainte Mesme de L'hospital (1704)
  28. Guy-Crescent Fagon (1718)
  29. Hermann Boerhaave (1738)
  30. Isaac Newton (1727)
  31. Jacques Bernoulli (1705)
  32. Jacques Eugène d'Allonville Chevalier de Louville (1732)
  33. Jacques Ozanam (1717)
  34. Jacques Philippe Maraldi (1729)
  35. Jean Dominique Cassini (1712)
  36. Jean Gallois (1707)
  37. Jean Mery (1722)
  38. Jean René de Longueil de Maisons (1731)
  39. Jean Sébastien Truchet (1729)
  40. Jean-Baptiste Deschiens de Ressons (1735)
  41. Jean-Baptiste Du Hamel (1706)
  42. Jean-Baptiste Henry du Trousset de Valincourt (1730)
  43. Jean-Élie Lériguet de la Faye (1718)
  44. Joseph Pitton de Tournefort (1708)
  45. Joseph Saurin (1737)
  46. Joseph Sauveur (1716)
  47. Louis Carré (1711)
  48. Louis Morin (1715)
  49. Louis-Ferdinand Marsigli (1730)
  50. Marc René de Voyer de Paulmy d'Argenson (1721)
  51. Martino Poli (1714)
  52. Mathieu de Chazelles (1710)
  53. Michel Rolle (1719)
  54. Nicolas de Malézieu (1727)
  55. Nicolas Hartsoeker (1725)
  56. Nicolas Lémery (1715)
  57. Nicolas Malebranche (1715)
  58. Philippe de Courcillon, Marquis de Dangeau (1720)
  59. Philippe de La Hire (1718)
  60. Pierre Blondin (1713)
  61. Pierre Chirac (1732)
  62. Pierre Remond de Montmort (1719)
  63. Pierre Silvain Regis (1707)
  64. Pierre Varignon (1722)
  65. Sébastien Le Prestre Le Maréchal de Vauban (1707)
  66. Thomas Fantet de Lagny (1734)
  67. Tsar Pierre I de Russie (1725)
  68. Vincenzio Viviani (1703)



Elogios redigidos por Condorcet (o ano de morte do homenageado corresponde ao ano de publicação):

  1. Andreas-Sigismund MARGRAAF (3 mars 1709 - 7 août 1782), par Condorcet
  2. Benjamin FRANKLIN (17 janvier 1706 - 17 avril 1790), par Condorcet
  3. Carl von LINNÉ (13 mai 1707 - 10 janvier 1778), par Condorcet
  4. César-François CASSINI DE THURY (17 juin 1714 - 4 septembre 1784), par Condorcet
  5. César-Gabriel de Choiseul de PRASLIN (15 août 1712 - 15 novembre 1785), par Condorcet
  6. Daniel BERNOULLI (29 janvier 1700 - 17 mars 1782), par Condorcet
  7. Étienne BÉZOUT (31 mars 1730 - 27 septembre 1783), par Condorcet
  8. Étienne Mignot de MONTIGNY (15 décembre 1714 - 6 mai 1782), par Condorcet
  9. Exupère-Joseph BERTIN (21 septembre 1712 - 25 février 1781), par Condorcet
  10. François-César Le Tellier de COURTANVAUX (18 février 1718 - 7 juillet 1781), par Condorcet
  11. Georges-Louis BUFFON (7 septembre 1707 - 16 avril 1788), par Condorcet
  12. Henri-Louis DU HAMEL DU MONCEAU (? 1700 - 22 août 1782), par Condorcet
  13. Jacques de VAUCANSON (24 février 1709 - 21 novembre 1782), par Condorcet
  14. Jean Le Rond d'ALEMBERT (17 novembre 1717 - 29 octobre 1783), par Condorcet
  15. Jean-Baptiste Bourguignon d'ANVILLE (11 juillet 1697 - 28 janvier 1782), par Condorcet
  16. Jean-Baptiste-Michel BUCQUET (18 février 1746 - 24 janvier 1780), par Condorcet
  17. Jean-Étienne GUETTARD (22 septembre 1715 - 6 janvier 1786), par Condorcet
  18. Jean-Fédéric Phélipéaux de Pontchartrain de MAUREPAS (9 juillet 1701 - 21 novembre 1781), par Condorcet
  19. Jean-François-Clément MORAND (28 août 1726 - 13 août 1784), par Condorcet
  20. Jean-Paul de GUA DE MALVES (? vers 1712 - 2 juin 1786), par Condorcet
  21. John PRINGLE (10 avril 1707 - 18 janvier 1782), par Condorcet
  22. Joseph de JUSSIEU (3 septembre 1704 - 11 avril 1779), par Condorcet
  23. Joseph LIEUTAUD (21 juin 1703 - 6 décembre 1780), par Condorcet
  24. Leonhard EULER (15 avril 1707 - 18 septembre 1783), par Condorcet
  25. Louis-Élisabeth de La Vergne de TRESSAN (4 novembre 1705 - 31 octobre 1783), par Condorcet
  26. Nicolas-Christian de Thy de MILLY (20 mai 1728 - 19 septembre 1784), par Condorcet
  27. Patrick d'ARCY (27 septembre 1725 - 18 octobre 1779), par Condorcet
  28. Paul-Jacques MALOUIN (29 juin 1701 - 31 décembre 1777), par Condorcet
  29. Pehr WARGENTIN (22 septembre 1717 - 13 décembre 1783), par Condorcet
  30. Pierre-Joseph MACQUER (9 octobre 1718 - 15 février 1784), par Condorcet
  31. Théodore TRONCHIN (24 mai 1709 - 30 novembre 1781), par Condorcet
  32. Torbern BERGMAN (9 mars 1735 - 8 juillet 1784), par Condorcet
  33. Toussaint BORDENAVE (10 avril 1728 - 12 mars 1782), par Condorcet
  34. William HUNTER (23 mai 1718 - 30 mars 1783), par Condorcet


01 abril 2018

Gazeta do Povo: "Conservadores à deriva no Brasil"

Artigo publicado em 1º de abril de 2018 na Gazeta do Povo, de Curitiba. O original pode ser lido aqui.

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Conservadores à deriva no Brasil

Os conservadores brasileiros estão à deriva, ou assim parece; a falta de rumo que eles apresentam é tão grande que em muitos casos eles não deveriam ser chamados de “conservadores”, porém, sim, de “reacionários” ou de “retrógrados”. Cada vez mais se ouvem notícias ao mesmo tempo chocantes e tristes de pessoas que comemoram aniversários de adolescentes valorizando as relações sociais características da escravidão negra extinta em 1888; ou que chicoteiam manifestantes que expõem idéias contrárias; ou que se rejubilam com o assassinato de políticos esquerdistas... o ápice dessa perspectiva consiste em apoiar um Capitão reformado do Exército que, embora afirme apoiar as ações das Forças Armadas, começou sua carreira política na década de 1980 por meio de motins e da instalação de uma bomba em um quartel – e que, desde então, pauta suas atividades parlamentares pelo radicalismo, pela violência, pelo combate às liberdades públicas e pela negligência em relação aos temas vinculados às Forças Armadas.

Entrementes, deixarei para comentar esse militar demagogo mais adiante; neste momento é necessário concentrar-me no conservadorismo em geral e no conservadorismo brasileiro em particular.

Historicamente, os conservadores começaram a definir-se dessa forma no final do século XVIII, na Inglaterra, em reação à Revolução Francesa. O expoente inicial do conservadorismo foi o político e pensador irlandês Edmund Burke, que, no livro Reflexões sobre a revolução em França (1790), rejeitou as mudanças rápidas e violentas introduzidas na França, propondo, ao contrário, o respeito pelo passado e mudanças incrementais nas instituições. Dessa forma, a concepção histórica de Burke não era estática, reconhecendo que as sociedades e as instituições mudam ao longo do tempo; em sua concepção, as instituições são frágeis e, de qualquer maneira, são cristalizações da experiência histórica, de modo que convém respeitá-las e fazer modificações pequenas, ao longo do tempo, a fim de testar a eficácia das alterações propostas. Além disso, para Burke e para a tradição conservadora que ele iniciou, as instituições devem ser respeitadas não apenas devido a um respeito quase místico pelo “passado” – o que é o mero tradicionalismo –, mas também porque se considera que elas asseguram as liberdades públicas e as garantias jurídicas dessas liberdades (habeas corpus, devido processo legal, direito à ampla defesa; liberdades de pensamento, expressão e associação etc.).

Como se vê, o conservadorismo filosófico combina a resistência às mudanças sociais – em particular, às mudanças provocadas, conscientes – com a aceitação de que as coisas mudam. Não há dúvida de que essa fórmula varia de autor para autor, no sentido de que alguns concentram-se mais na resistência que na aceitação, ou vice-versa; assim, em geral, embora o conservadorismo não tenha uma concepção estática da história, para ele a história tem um ritmo bastante lento; por outro lado, de modo geral essa forma de pensar (ou esse “temperamento”) vincula-se à defesa das liberdades. Evidentemente, refiro-me aqui a algo chamado “conservadorismo político-filosófico”, em sua vertente inglesa, ou seja, a uma tradição intelectual que surgiu em conjunto com e mesmo em reação à modernidade ocidental, após 1789. Um comentário desse tipo é importante para enfatizar a deriva em que se encontra o “conservadorismo” brasileiro – que, como indicado acima, tem dado mostras de que não “resiste” aos avanços, mas que os rejeita, e que não defende as liberdades e a solução pacífica de disputas, mas celebra a violência, a truculência, a opressão e – o que, sem dúvida, é o mais chocante, também a escravidão.

De qualquer maneira, a relação com os movimentos da história (rejeição ou aceitação) e o sentido aplicado a essa relação (proteção da liberdade ou estímulo ao progresso) permite caracterizar também a chamada “esquerda”, para além dos conservadores. Cabe notar que é de propósito que não estou assumindo como equivalentes “conservadores” e “direita”, por um lado, e “progressistas” e “esquerda”, por outro lado. Em um livro dos anos 1990 que se tornou famoso (Direita e esquerda – razões e significados de uma distinção política), o italiano Norberto Bobbio estabeleceu que o conteúdo específico da “direita” seria a defesa da liberdade, ao passo que o conteúdo da “esquerda” seria a promoção da igualdade. Bobbio reconhecia que essa proposta seria polêmica e sujeita a uma infinidade de objeções; da minha parte, considero que, embora seja extremamente didático e simpático, de fato esse livro difunde um sério equívoco político. Qual equívoco? Associar a “esquerda” à “igualdade” não é em si problemático (nem, da mesma forma, associar a “direita” à “liberdade”): o problema surge quando se vincula a esquerda ao progresso, isto é, à concepção de que a história (1) tem uma direção, considerando o conjunto dos séculos, e (2) que é possível acelerar a marcha histórica para que se percorra mais rapidamente esse caminho. Ora, nos termos de Bobbio, se a esquerda é o campo do progresso, esse progresso está vinculado à igualdade; inversamente, a direita seria o campo do “não progresso”, isto é, o campo da “ordem” e/ou do “conservadorismo” e/ou do reacionarismo.

Assim, o problema que Bobbio não quis perceber, ou reconhecer, ou enfrentar, é que o progresso exige a liberdade e, na medida em que ele consiste no desenvolvimento das capacidades humanas, o progresso estimula a diferenciação social e individual, ou seja, atua na direção contrária à igualdade; inversamente, face ao progresso, a igualdade só pode ser promovida por meio da limitação das habilidades humanas, via compressão das liberdades. Em suma: o progresso exige a liberdade e estimula as diferenças (ou as desigualdades), ao passo que a igualdade exige a restrição ou a supressão das liberdades: isso é sabido pelo menos desde o início do século XIX.

A concepção de que a esquerda seria “boa” porque seria “progressista” reside, portanto, em um profundo mal-entendido sobre em que consiste o progresso; a chancela moral positiva vinculada ao progressivismo conduziu a esquerda a erros monumentais por todo o mundo desde o início do século XX, incluindo aí o Brasil: a intentona comunista de 1935, os arroubos populistas nos anos 1950 e 1960, as guerrilhas urbanas e rurais durante o regime militar – e, mais recentemente, o ódio social promovido por Lula em seus mandatos e a falência econômica do Brasil nos mandatos de Dilma Rousseff. Não há necessidade de estender-me sobre as mancadas práticas da esquerda (no Brasil ou no mundo), nem sobre os seus defeitos intelectuais – tudo isso é público e notório.

O problema que se verifica no Brasil, entretanto, é que a reação recente à esquerda consiste tão-somente nisso: em uma reação. São idéias e atos que se definem apenas pela negação do outro, não pela proposição de idéias alternativas que visem a melhorar a sociedade e as instituições. Por certo que há exceções a esse diagnóstico, mas elas consistem em exceções, não na regra. O que os “conservadores” brasileiros fazem frente à esquerda e ao seu igualitarismo? Afirmam a liberdade e o mérito; todavia, tanto a liberdade quanto o mérito afirmados são abstratos – e abstratos demais –; no que se refere à fórmula da Revolução Francesa “Igualdade, liberdade, fraternidade”, afirmam apenas a liberdade, rejeitam totalmente a igualdade e desprezam a fraternidade.

Se a liberdade é a condição para o progresso social e se o progresso desenvolve as potencialidades humanas, tanto a liberdade quanto o progresso caminham na direção oposta da igualdade. Todavia, ao longo do século XX evidenciou-se que há alguns tipos de “igualdade” que precisam ser valorizadas, especialmente em termos “formais”, ou institucionais; essas modalidades constituem alguns dos fundamentos das sociedades livres contemporâneas: a isonomia (a igualdade de todos perante a lei), a igualdade de educação (como fundamento intelectual, cívico e técnico do progresso) e condições mínimas de vida para todos, a fim de acabar com a miséria e garantir a dignidade humana. Esses elementos são as condições do progresso social e, nesse sentido, constituem elementos da “ordem social”; mas, além disso, eles exigem que à liberdade seja adicionada um aspecto central, a fraternidade – ou a generosidade, o altruísmo. Deixando de lado os termos ariscos, polêmicos e problemáticos que são “direita” e “esquerda”, as relações sociológicas, políticas e morais entre ordem e progresso foram estabelecidas no século XIX por Augusto Comte: “O progresso é o desenvolvimento da ordem; a ordem são as condições do progresso” e “O amor por princípio e a ordem por base; o progresso por fim”.

Em nome da igualdade social, a esquerda sacrifica a liberdade mas, ainda que nominalmente, aceita a fraternidade; já a direita, ou os conservadores, supostamente celebra a liberdade, mas ignora elementos da igualdade “formal” e despreza a fraternidade. Tanto em um caso como no outro, o que há são simulacros de progresso e de ordem: é um progresso que não desenvolve as potencialidades humanas e uma ordem que não permite esse desenvolvimento. Novamente Augusto Comte tem a palavra: ordem sem progresso e progresso sem ordem resultam em oscilação terrível entre uma ordem autoritária e um progresso anárquico.

Voltemos ao tema do conservadorismo. Como vimos, os conservadores – pelo menos aqueles influenciados pela tradição britânica – em princípio aceitam o progresso, ainda que a contragosto; eles também valorizam as liberdades e respeitam a experiência histórica: esses fatores permitem que esses conservadores possam dar uma contribuição efetiva para a sociedade. O que os assim chamados “conservadores” brasileiros têm feito afasta-se desse programa, em particular no sentido de rejeitarem a experiência histórica e de desvalorizarem as liberdades e o sistema de garantias institucionais das liberdades. O elogio da escravidão – encoberto por festas de aniversário de crianças (!!!) ou pelo chicotear manifestantes –; a afirmação do racismo; o desprezo pelas mulheres e por suas contribuições à sociedade; o elogio desbragado do autoritarismo militar, da “solução” violenta de conflitos e das torturas: nada disso corresponde a um programa de liberdades, não se aproxima do conservadorismo britânico e, por fim, é contrário tanto ao progresso quanto à ordem. As corretas e necessárias noções de “mérito” e “meritocracia”, por exemplo, são pegas no fogo cruzado desses vários conceitos equivocados.

Dito isso, desde 2013, uma estranha nostalgia pelo autoritarismo militar tem-se organizado em corrente política, associada ao “conservadorismo”: isso exige alguns comentários. Devido ao regime militar de 1964, até há poucas décadas costumava-se associar os militares (e a “direita” e os “conservadores”) a autoritarismo, a truculência e a torturas; inversamente, o pacifismo era vinculado à sociedade civil, ao progresso e à esquerda.

Entretanto, essas diversas associações são bastante conjunturais: simplesmente não há motivo para vincular os militares a brucutus acéfalos e violentos. Três exemplos bastam para ilustrar o ponto. No final da década de 1880 o Tenente-Coronel Benjamin Constant Botelho de Magalhães lecionava Matemática na Escola Militar; embora pertencesse profissionalmente às Forças Armadas (tendo mesmo lutado na Guerra do Paraguai (1864-1870)), Benjamin Constant adotava uma abordagem filosófica e histórica em seu ensino, resultando em um viés cívico, civilista e pacifista: os seus alunos de modo geral viam-se antes como cidadãos e depois como soldados; em particular, eles entendiam que o progresso é um ideal a ser perseguido, mas que, para isso, as condições da ordem têm que ser satisfeitas: liberdades, condições dignas de vida, primado da lei. Um dos seus mais ilustres alunos foi Cândido Mariano da Silva Rondon, o “Marechal da Paz”, aquele que dizia – e praticava! – a bela fórmula “morrer se for preciso, matar jamais”.

Em reação ao ensino cívico, civilista e pacifista de Benjamin Constant, procedeu-se nas décadas de 1910 a 1930 diversas alterações no ensino militar, promovidas principalmente pelo futuro General Góes Monteiro: autoritário, esse militar esteve envolvido nas conspirações civil-militares de 1930, 1937, 1945, 1954 e, claro, 1964. Os exemplos de Benjamin Constant e Rondon ilustram que a vinculação entre militares e truculência não é algo necessário: o autoritarismo militar pode ser um projeto político, como no caso de Góes Monteiro. Aliás, convém notar que, apesar desse profundo defeito político (seu autoritarismo), Góes Monteiro era também um intelectual, ou seja, ele estudava e procurava articular racionalmente suas idéias: assim, não há porque vincular militarismo e anti-intelectualismo. Ainda mais: até mesmo o autoritarismo militar pode rejeitar o estilo brucutu, anti-intelectual e demagógico de proceder: as ações cuidadosas e firmes do General Ernesto Geisel, durante seu governo, sugerem que ele seria contra o Deputado Federal que supostamente “representa” os militares. Dessa forma, esse Deputado revela-se apenas um demagogo incoerente, que desconhece a história das Forças Armadas brasileiras e que, portanto, não a honra no que ela teve de melhor.

O resultado das reflexões acima – das quais tive que deixar de lado o crescente papel político do conservadorismo cristão – é que a “direita” brasileira em geral e os chamados “conservadores” em particular estão profundamente desorientados. Essa desorientação não é daninha apenas para eles mesmos, como eventual grupo político ou como defensores de determinados valores culturais e morais: essa desorientação é prejudicial para o Brasil como um todo, ao difundir concepções erradas de ordem e progresso, de igualdade, liberdade e fraternidade, e ao estabelecer uma dinâmica viciada com a esquerda – cujos problemas intelectuais, morais e políticos são sobejamente conhecidos. Em vez de buscarem aliar-se em projetos claros em prol das condições de ordem e progresso, cada vez mais conservadores e esquerdistas alimentam entre si um relacionamento de ódio mútuo e acusações constantes – em que, a despeito de acertos políticos ocasionais e específicos, nenhum dos dois lados está efetivamente na direção correta.

Gustavo Biscaia de Lacerda é Sociólogo da UFPR e Doutor em Sociologia Política pela UFSC.

01 fevereiro 2018

Campanha de arrecadação: publicação de "Comtianas brasileiras"

Peço sua ajuda para publicar o livro Comtianas brasileiras: Ciências Sociais, Brasil e cidadania, pela editora Appris, de Curitiba.
É um livro de Sociologia, Ciência Política e história do Brasil, em que várias questões teóricas e práticas são examinadas à luz do Positivismo de Augusto Comte: cidadania, formação étnica, mérito e meritocracia, ciência, sociedade civil, laicidade do Estado etc.
Embora ele tenha sido escrito basicamente com fins acadêmicos, ele também busca alcançar um público maior – seja pelos temas tratados, seja porque alguns capítulos foram escritos especificamente para a grande divulgação e o grande debate de ideias.
Mais informações diretamente comigo ou no portal Vakinha (https://goo.gl/twqrK8).

O custo de revisão, diagramação, arte e impressão será de cerca de R$ 4.000,00; dividindo esse valor entre vários colaboradores, é possível que cada um dê um pouco e o livro seja publicado sem dificuldade.
A título de retribuição pela sua ajuda, proponho o seguinte, de acordo com o valor doado:
-         R$ 100,00: um exemplar de Comtianas brasileiras
-         R$ 200,00: um exemplar de Comtianas brasileiras + um exemplar de Laicidade na I República brasileira
-         R$ 300,00: um exemplar de Comtianas brasileiras + um exemplar de Laicidade na I República + um exemplar de Curso livre de Teoria Política
-         R$ 400,00: dois exemplares de Comtianas brasileiras + um exemplar de Laicidade na I República + um exemplar de Curso livre
-         R$ 500,00: dois exemplares de Comtianas brasileiras + dois exemplares de Laicidade na I República + um exemplar de Curso livre
-         R$ 600,00: dois exemplares de Comtianas brasileiras + dois exemplares de Laicidade na I República + dois exemplares de Curso livre
-         E assim sucessivamente. (Mas podemos conversar sobre quais os livros a serem enviados.)

Esta é uma campanha de arrecadação de fundos, para permitir a publicação do livro. Os exemplares a serem enviados serão apenas uma retribuição pela colaboração; não é, de maneira nenhuma, uma venda antecipada de volumes.

A sua ajuda é fundamental!

Eis o sumário do livro:


Apresentação
Parte I – Sobre os métodos das Ciências Sociais
1. Aplicando Comte atualmente, ou sobre a relevância contemporânea do Positivismo
2. Explicação vs. compreensão: respostas comtianas às críticas do interpretativismo
3. Sobre comparações interpretativas nas Ciências Sociais, ou sobre a possibilidade de uma ciência social que não seja comparativista e subjetivista
4. Vontades e leis naturais: liberdade e determinismo no Positivismo comtiano

Parte II – Brasil e cidadania
5. A “teoria do Brasil” dos positivistas ortodoxos brasileiros: composição étnica e independência nacional
6. O “secreto horror à realidade” dos positivistas: discutindo uma hipótese de Sérgio Buarque
7. Laicidade na I República brasileira: os positivistas ortodoxos
8. Cidadania e desigualdade em Augusto Comte
9. Entrevista sobre o Positivismo: maçonaria, política, pseudociência, Brasil, mérito

20 janeiro 2018

Movimentos e militantes sociais, intolerância e danos à liberdade

É motivo da mais profunda preocupação o fato de muitos "movimentos sociais", assim como muitos "ativistas sociais", adotarem comportamentos intolerantes.

Essa intolerância é facilmente verificável: adota-se um comportamento extremamente agressivo, em que se adota o "ou concorda conosco, exatamente nos termos que apresentamos, ou está contra nós - e é contra o progresso, a justiça, a liberdade". Qualquer divergência é percebida como traição e é tratada com violência, com doses monumentais de xingamentos. A gritaria, pública e/ou virtual, é seu o procedimento-padrão.

Seguindo esse comportamento, quem não está com esses grupos e/ou pessoas é visto como mal, ruim, opressor, explorador e toda uma inesgotável seqüência de xingamentos próprios a cada movimento social.

Esses movimentos sociais e/ou ativistas exigem de seus adversários - e é assim que são vistos: como adversários, como inimigos, não como pessoas que legitimamente têm divergências e opiniões diferentes - verdadeiros autos de fé, em que se deve humilhar ao máximo o "opressor" inimigo, deve exigir-se que esse "opressor" humilhe-se em busca da expiação de seus delitos e em que se exige lógica e contrição do "opressor", mas tais exigências não são extensivas aos movimentos e/ou aos militantes sociais.

Antes que me incomodem: NÃO estou dizendo que todos os movimentos e militantes sociais contemporâneos agem assim, mas que, sim, que há muitos, muitos, muitos que procedem dessa forma.

O resultado desse comportamento agressivo e intolerante é a degradação do ambiente público, com a desmoralização da política e a polarização dos debates.

Mais do que isso: a concepção da "sociedade civil" como um pólo ativo e importante da vida política sai extremamente prejudicada - afinal, se os "movimentos sociais" são agressivos e intolerantes, por que se perder tempo com eles, isto é, por que perder tempo ouvindo-os e talvez os apoiando? Esse é um dos caminhos mais seguros para o autoritarismo e para a perda das liberdades políticas e civis.

(O aumento da radicalização e da intolerância da sociedade civil como conducente ao autoritarismo não é mera especulação: historicamente, isso já se verificou nos inícios das décadas de 1930 e de 1960.)